Christyn Cianfarani
3 avril, 09:00, Montréal (Québec)

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Bonjour. C'est un plaisir de prendre la parole une fois de plus dans le cadre de la Semaine internationale de l'aérospatiale d'Aero Montréal et un honneur de partager la scène à la suite des estimés ministres.
Je remercie chaleureusement Aero Montréal de m'avoir invité à parler avec vous aujourd'hui. Notre solide partenariat s'est bâti sur de nombreuses années.
Je tiens également à profiter de l'occasion de margir l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec pour son soutien en faveur de notre industrie, notamment pour le programme international de l'AICD.
Le Québec est le deuxième plus grand contributeur en matière d'emploi dans le secteur de la défense au Canada, comptant au total 24 % des emplois du secteur. Le soutien de l'Agence et une approche collaborative qui intègre des organismes comme l'AICDD et Aéro Montréal sont essentiels à la force de cette province au sein de l'industrie.
Assurant la force et la pérenne de l'industrie de la défense au Québec et dans l'ensemble du Canada, c'est en partie reconnaître le paysage émergeant au pays et à l'étranger. Au cours de la dernière année, il y a eu d'importants changements dans ce paysage. Je suis un optimiste et je vois des possibilités dans le changement. I is also a réaliste and je vois also also of risques associés à ces changements. Notre industrie doit évaluer les deux côtés de cette médaille si nous veut naviguer de manière optimale dans cet environnement émergent.
C'est pourquoi je veux partager avec vous aujourd'hui les possibilités et les risques que je vois dans l'environnement de l'industrie de la défense.
Commençons au sud de la frontière avec l'allié le plus proche et le plus important partenaire commercial du Canada dans le domaine de la défense. Nos relations industrielles étroites et privilégiées avec les États-Unis dans le domaine de la défense profitent aux deux pays depuis plus d'un demi-siècle. L'industrie canadienne de la défense est fortement intégrée et interdépendante avec celle des États-Unis.
Chaque année, la Canadian Commercial Corporation gère en moyenne 1 milliard de dollars en contrats, par les entreprises canadiennes pour le Département de la Défense des États-Unis et la NASA. De plus, l'industrie canadienne de la défense génère annuellement quelque 6 milliards de dollars de revenus d'exportation, and Affaires mondiales Canada estime que plus de la moitié des exportations annuelles du Canada en matière de produits et technologies militaires se font vers les États-Unis.
Il s'agit là de signes d'une base industrielle intégrée et interdépendante.
Pour l'avenir, l'administration Trump a proposé une augmentation importante des dépenses de défense — 54 milliards de dollars, soit près de 10 % des crédits actuels du DoD. Les résultats des délibérations du Congrès auront une incidence importante sur la façon dont cet argent sera dépensé. Si nous parvenons à maintenir et à renforcer les relations entre le Canada et les États-Unis, les exportations canadiennes pourraient augmenter.
Mais cela pourrait être un « grand si » parce que le protectionnisme est bien vivant à Washington aujourd'hui d'une manière que nous n'avons pas vue depuis trois générations. Parler de « taxes de rajustement à la frontière » et d'autres mesures visant à fixer le prix des produits manufacturés étrangers sur les marchés américains serait certainement mauvais pour notre industrie — et la leur. Heureusement, à ce stade, nous ne voyons pas ce protectionnisme commercial s'infiltrer dans la relation bilatérale de défense, mais nous gardons les yeux rivés dessus.
À l'AICDS, nous sommes prêts à travailler avec le gouvernement du Canada pour aider à faire confiance à nos amis américains au pouvoir, au Congrès et dans les capitales que la relation commerciale unique qui lie le Canada et les États-Unis depuis des années est avantageuse pour les deux pays.
En dehors de l'Amérique du Nord, des changements considérables se sont produits relativement à notre industrie. De nouvelles politiques industrielles de défense, par exemple, sont mises en œuvre chez nos principaux alliés.
Au Royaume-Uni, le gouvernement de la première ministre Theresa May a adopté avec enthousiasme les vertus de la politique industrielle en général. Selon eux, le gouvernement britannique a un rôle essentiel à jouer dans la stimulation de la croissance de la productivité et de la compétitivité industrielle au moyen d'une variété de programmes et de politiques actifs. En Grande-Bretagne, la défense est perçue à juste titre comme une industrie stratégique qui offre l'une des plus grandes retombées à l'économie britannique et, en fin de compte, à la position britannique en matière de sécurité nationale. Le Defence Growth Partnership, qui engage le gouvernement britannique à collaborer avec l'industrie nationale de la défense pour accroître la recherche et l'innovation, le développement des compétences, la compétitivité commerciale et la croissance des petites entreprises, est la pierre angulaire de l'approche britannique.
Les Australiens, eux aussi, ont récemment dévoilé une nouvelle politique industrielle officielle de défense qui reconnaît l'industrie de la défense comme un élément fondamental de la capacité de la Force de défense australienne. C'est un principe important que nous devons adopter au Canada. Les Australiens visent à élaborer un nouveau plan de capacités industrielles de défense qui identifie les capacités industrielles souveraines qui devraient être maintenues et soutenues par le gouvernement australien pour des raisons économiques et de sécurité nationale.
Le message de certains de nos plus proches alliés est clair : soutenir et faciliter la croissance de nos industries nationales de défense mène à l'innovation technologique et rejaillit sur toute l'économie. Le résultat : des emplois durables de haute qualité et, in account, a economic croissance. Et ça accroît la souveraineté et la sécurité nationale.
Tant that optimiste, je vois une occasion spéciale au Canada in the domaine. Bon nombre d'examens des politiques fédérales viennent à la conclusion que cela pouvait faire un bien considérable à notre industrie.
Les résultats de l'examen de la politique de défense, qui a consisté en des consultations exhaustives auprès de l'industrie, seront publiés au cours des prochains mois. Au cours de ces consultations, nous avons fait écho aux messages de Londres et de Canberra, à savoir que le moment est venu pour le Canada de reconnaître l'importance stratégique de notre industrie de la défense pour la croissance économique et la sécurité nationale, et d'élaborer une politique industrielle de défense faite au Canada.
Nous avons réitéré ce message lors des consultations sur le Programme d'innovation inclusif du gouvernement du Canada, qui visaient à trouver de nouvelles façons pour le gouvernement de soutenir et de stimuler l'innovation dans les secteurs et les technologies clés.
Le lien entre l'examen de la politique de défense et le programme d'innovation est évident pour nous. Mais ce lien doit être exposé explicitement par le gouvernement afin de mettre en place le genre d'architecture politique dont nous avons besoin pour que notre industrie atteigne son plein potentiel.
Les rapports publiés récemment par le Conseil sur la croissance économique du ministre des Finances ont donné leur appui de facto à notre approche fondamentale. Ces rapports ont fait ressortir deux points clés pertinents pour notre industrie.
Premièrement, que le gouvernement devrait utiliser son pouvoir d'achat, ce que le Conseil appelle « l'approvisionnement stratégique », pour stimuler l'innovation. Cette idée est nouvelle au Canada, mais pas dans d'autres pays. Le Conseil a souligné l'importance du gouvernement en tant que premier acheteur dans certains secteurs de l'économie. Il a également défendu la notion d'une version canadienne du Programme d'innovation et de recherche pour les petites entreprises des États-Unis. Ce sont des messages que CADSI diffuse à Ottawa depuis des années.
Par ailleurs, le Conseil a préconisé que le gouvernement adopte une approche de développement économique et d'innovation basée sur le secteur. Dans ce contexte, the Council a ciblé la fabrication de pointe comme étant un des quatre secteurs sur lesquels il doit se concentrer. Au sein de ce secteur, la défense et l'aérospatiale sont pris en compte comme étant deux industries ayant un potentiel robuste.
Ces rapports sont importants pour l'industrie de la défense. Il présente une philosophie sur la politique publique en harmonie avec les intérêts et la nature uniques de notre industrie. Leur orientation converge avec celui de nos alliés, avec qui nous sommes en compétition chaque jour.
Et les rapports ont déjà eu un impact important sur le gouvernement.
Le budget fédéral a annoncé un nouveau programme appelé Solutions novatrices Canada, qui s'inspire du SBIR.
Le budget a également défini six secteurs stratégiques sur lesquels le gouvernement se concentrera au cours des prochaines années pour faire croître les entreprises novatrices du Canada, dont l'un est la fabrication de pointe. Des tables sectorielles économiques seront établies pour chacun de ces secteurs. On nous dit que ces tableaux établiront des objectifs de croissance ambitieux, cerneront les défis et les goulots d'étranglement propres au secteur, ainsi que les obstacles à une plus grande participation entre les sexes, et établiront des stratégies précises pour aider les entreprises novatrices à atteindre leurs objectifs.
Il s'agit d'un développement important — le fondement d'une politique industrielle canadienne, si vous voulez. Pour sa part, le CADSI se réjouit de participer activement à la Table du secteur économique de la fabrication de pointe au cours des prochains mois. Nous ferons mieux connaître à cette table les innovations qui caractérisent notre industrie, son potentiel de croissance fondée sur l'innovation et des idées sur la façon de réaliser le plein potentiel de notre secteur, y compris des idées pour réduire les goulets d'étranglement qui nuisent à nos entreprises. Je fais ici allusion principalement au processus d'approvisionnement en matière de défense du Canada plutôt sclérotique et peu enclin au risque, et je sais que vous pouvez tous comprendre.
Enfin, un rapport de la société de conseil en défense Avaccent, basée à Washington, sur les critères de sélection des capacités industrielles clés dans l'industrie de la défense est maintenant à l'étude au gouvernement. Certains d'entre vous ont peut-être été consultés par Avaccent ou informés de leur rapport. Ce travail sur les capacités industrielles clés, qui a débuté avec le rapport du comité Jenkins il y a cinq ans maintenant, est fondamental pour faire avancer une politique industrielle de défense pour le Canada.
Je suis optimiste que la confluence de ces forces internationales, des engagements du budget fédéral, des examens des politiques nationales et des conseils d'experts est de bon augure pour notre industrie à court terme. Mais encore une fois, je suis suffisamment réaliste pour savoir que nous sommes confrontés à des risques. Cela inclut le risque d'inaction du gouvernement malgré ce qui semble être un environnement propice au Canada aujourd'hui.
Nous savons tous que rien ne peut être tenu pour acquis et que peu de choses se passent sans un travail acharné. Donc, pour sa part, l'ACDSI continue de mobiliser le gouvernement sur les possibilités qui existent pour stimuler la croissance et l'innovation au Canada par le biais d'exportations de défense et d'acquisitions dans le domaine de la défense au pays. Au cours des prochaines années, ces acquisitions nationales devraient être historiquement importantes.
Il est vrai que l'accent de ce séminaire est davantage axé sur le volet aérospatial de la défense. Cependant, je serais négligent de ne pas souligner que nous sommes actuellement au milieu d'un marché d'avions de chasse pour lequel CADSI a exhorté le gouvernement à maximiser les avantages économiques pour le Canada tout au long du cycle de vie de cet important approvisionnement. Nous sommes également au milieu de la phase d'appel d'offres pour la conception de navires de guerre pour le Combattant de surface canadien, l'un des plus importants achats de l'histoire du Canada. Cet approvisionnement comporte une composante importante de proposition de valeur qui oblige les soumissionnaires à s'engager officiellement dans les activités qu'ils apporteront à l'économie canadienne. Cela doit se faire dès le départ, avant l'attribution du contrat.
Il est temps de participer activement à ces dossiers afin d'être inclus dans la chaîne d'approvisionnement et de fournir des services d'ingénierie et de la main-d'œuvre.
Transformer ces possibilités que j'ai exposé en vrais gains, and cibler and gérer les vrais risques, voilà qui doit être au cœur de notre défi à court et moyen terme. Et j'ai bien hâte de relever ce défi avec vous.
Merci de votre temps aujourd'hui. Je vous remercie de votre temps aujourd'hui.
The Canadian Association of Defence and Security Industries (CADSI) is the national industry voice of more than 650 Canadian defence, security and cybersecurity companies that produce world-class goods, services and technologies made across Canada and sought the world over. The industries contribute to the employment of more than 78,000 Canadians and generate $12.6 billion in annual revenues, roughly half of which come from exports. To learn more, visit defenceandsecurity.ca.
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